Archive

Posts Tagged ‘Avant-garde’

Beirut Kamikaze au cinéma NOVA (Bruxelles)!

Affiche de la programmation « Lebanon: Days of Tomorrow » au cinéma Nova à Bruxelles ! mon film ‘Beirut Kamikaze‘ est en ouverture et clôture du programme. Projection le 10 mai à 19h30 en ma présence – http://www.nova-cinema.org/…/166-…/lebanon-days-of-tomorrow/

Beirut Kamikaze, Christophe Karabache, Cinéma Nova

Beirut Kamikaze, Christophe Karabache, Cinéma Nova

Beirut Kamikaze, Christophe Karabache

Christophe Karabache

Publicités

Article sur Wadi Khaled

Article sur mon film Wadi Khaled (de 2012) sur Citylight (Blog) par Grégory Tahar:

https://citylightscinema.wordpress.com/2012/10/21/wadi-khaled-christophe-karabache-2008/

extraits:

Cela fait un moment que j’ai eu l’occasion de voir des bribes de films et de lire quelques interviews de ce cinéaste/vidéaste franco-libanais fort intriguant. J’ai bien essayé de faire commander à une médiathèque certains de ses films, ce n’était pas possible, tandis qu’il a sorti en salles, en 2011, un long métrage intitulé Beirut kamikaze, désormais disponible en DVD. Depuis peu il est un film accessible en ENTIER sur le net. J’en ai profité pour la découverte, au-delà des propos forts intéressants qu’il développe dans ses interviews, que ce soit sur la situation du Liban, le milieu du cinéma, les réactions devant ses films ou encore les auteurs qui l’ont marqué (Pasolini, Fassbinder…). Ce film est donc Wadi Khaled.

Christophe Karabache dispose par ailleurs d’un compte sur Vimeo où quelques unes de ses réalisations sont accessibles par de nombreux extraits. J’ai donc visionné l’ensemble, et c’est ici une manière de rebondir vis du final de Wadi Khaled (zone particulièrement tendue, de nouveau, depuis quelques temps ceci dit !). La guerre et ses bombardements (que de ruines, et la bande sonore…), la personne à son contact (les invisibles et marginaux notamment), le chaos, l’errance… sont très prégnants dans ces extraits. Ici, nul détour par une démarche sophistiquée, conceptuelle, policée… Il y aborde régulièrement de front le Liban, tel qu’il semble être. Et il n’est pas sans la guerre : celle-ci y est une référence quasi constante. En cela Karabache semble s’inscrire dans une dimension des films libanais qui se refusent à faire l’impasse sur cette mémoire…

Par rapport à tout cela, Karabache n’y va pas de main morte. Il fait exploser à la tête du spectateur une réalité violente, toujours articulée à un passé et à ses déclinaisons présentes (divisions, tension de l’appartenance identitaire religieuse, « conflit israélo-palestinien »…). Son Beirut Kamikaze, au vu des extraits proposés, semble être un incroyable condensé, quelque part, de son travail. Mais n’ayant pas vu ce film en entier, je ne veux pas trop m’avancer là-dessus. Il est d’ailleurs invité le 23 novembre à la Médiathèque de Levallois-Perret qui a donné carte blanche à Guillaume Massart pour organiser une projection autour de la thématique »Vivre et témoigner des brûlures de l’histoire ». Beirut Kamikaze au programme donc, ainsi que Pompéi (nouvelle collection), court métrage réalisé dans le cadre du film collectif Outrage et rebellion….

Tout cela pour dire ici à quel point le travail de Karabache semble plutôt éloigné des critiques ci-dessus, bien que n’étant pas du tout dans une optique militante (loin de là !). 

Je suis un peu à côté de la plaque concernant le Liban (dont je méconnais beaucoup « l’Histoire » tandis que je n’y suis jamais allé), mais l’approche des ruines et éléments de vie à son contact (aussi « laide » soit elle) m’intéresse fortement chez Karabache; il expose un réel sans fioritures, tout en y mettant une patte personnelle, bien entendu. Et c’est d’autant plus fort qu’il tourne à petit budget, rendant possible le cinéma même avec 4 fois rien, sans en perdre la pertinence et la capacité de concerner un public face à un réel.  J’apprécie ce rentre dedans sans détour, sans tomber non plus dans le commerce de l’horreur et le spectaculaire. Comment vivre dans le chaos ? Ce qu’il met en avant, en tout cas dans les extraits vus pour ce qui concerne le Liban, c’est un chaos dans lequel on compose, qu’on ne peut ignorer (en tout cas pour une frange de la population ?). Il ne faut pas se voiler la face : impossible de se faire hypocrite et de fuir un réel, celui que Karabache choisit de filmer sans cesse quand il erre dans les rues de Beyrouth ou dans d’autres zones du pays (Wadi Khaled). Au-delà d’un constat, j’imagine que d’autres choses ressortent de ses films. Là-dessus, j’attend de voir en entier ses oeuvres, puisqu’à ce jour je n’ai vu que Wadi khaled et des extraits. Ce qui donne peut être une certaine superficialité aux lignes de ce post c’est que je me base avant tout sur des extraits et pas sur les films. Et j’ai aussi davantage orienté mes visions sur ce qu’il filme des lieux du Liban et du rapport engendré aux gens qui y vivent. (…)

Article dans BREF, magazine du court-métrage

ARTICLE résumant mon travail et ma démarche cinématographique, écrit par le critique Raphaël Bassan, édité dans la revue BREF, Magazine du court-métrage (numéro 109 – Novembre/Décembre 2013).

http://www.brefmagazine.com/pages/edition_livres.php?id_texte=641

quelques phrases du texte: « …Un portrait du cinéaste franco-libanais (né en 1979), suivi d’un de ses films, familiarisent pertinemment le spectateur avec l’univers poétique, chaotique, brut, trash et profondément juste que porte l’artiste sur les réalités qui hantent et nourrissent depuis 13 ans sa filmographie… Christophe Karabache a été membre de l’atelier l’Etna où il a mis au point son écriture brisée, fragmentaire mais d’une grande puissance visuelle…Très inspiré des ‘Écrits corsaires’ de Pasolini, Karabache commente avec une voix-off pleine d’une rage non contenue…’Zone Frontalière’, un pamphlet visuel dans lequel les dissonances entre les images et les sons…vision apocalyptique et quotidienne du vécu libanais. Ce film est dédié à la première femme que Karabache a aimée: une prostituée !  » Raphaël Bassan – Revue BREF, n°109 – novembre/décembre 2013

http://www.brefmagazine.com/pages/edition_livres.php?id_texte=641

bref_magazine

Christophe Karabache

Christophe Karabache, Bref, Raphaël Bassan, Zone Frontalière

mon film ZONE FRONTALIERE (2007 – édité chez RE:VOIR) en entier online – extraits de l’article autour du film écrit par Raphaël Bassan dans BREF magazine du court-métrage: « (…) un pamphlet visuel fragmentaire soutenu par un commentaire très inspiré par les ‘Ecrits Corsaires’ de Pasolini (…) Ce film est dédié à la première femme que Karabache a aimée: une prostituée ! »

Christophe Karabache

Christophe Karabache