Archive

Archive for mars 2014

Séances de la première semaine au cinéma -Dodgem

La SORTIE EN SALLE de Dodgem

PREMIERE, en présence du réalisateur Christophe Karabache et de l’actrice Vanesa Prieto, le mercredi 26 mars à 20h00 !

– Jeudi 27 mars à 20h00

– Vendredi 28 mars à 20h00

– Samedi 29 mars à 18h30

– Lundi 31 mars à 20h00

– Mardi 01 avril à 20h00

Au cinéma STUDIO GALANDE, 42 rue galande 75005 Paris, Métro: Saint-Michel

Allociné: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226153.html

L’Officiel des spectacles: http://www.offi.fr/cinema/evenement/dodgem-52544.html

Publicités
Catégories :Uncategorized

Article sur Dodgem – journal LE MONDE

ARTICLE sur Dodgem dans LE MONDE:

http://www.lemonde.fr/acces-restreint/culture/article/2014/03/25/6d686a9e696571c5936b6964659f6a_4388609_3246.html
« Dodgem » : les fantasmes d’un travesti et d’une modèle à Beyrouth
« Après Too Much Love Will Kill You, sorti en 2012, Christophe Karabache renoue avec ses obsessions dans Dodgem. Théâtre privilégié de ses films chocs, Beyrouth occupe encore une place de choix dans cette variation fantasmatique sur la perte de soi. Entité instable, dangereuse et interlope, la capitale libanaise est le lieu de toutes les errances et de toutes les déviances. La ville bat au rythme chaotique des corps qu’elle anéantit et rejette, au fil de ses trépidations.
Dans ce contexte trouble, Karabache relate la trajectoire de Nour, un travesti, qui a un projet photographique avec Vanessa. Modèle, la jeune femme est venue s’installer chez lui. Mais leur cohabitation s’envenime et tous deux partent à la dérive.
UN NOUVEAU MANIFESTE POLITICO-PORNO
Le sexe, la violence, la dépravation sont les composantes noires des films de Christophe Karabache, lequel aborde la sexualité, à sa manière frontale et hystérisée. Ses protagonistes oscillent entre besoin de l’autre et dégoût.
La fille finira lapidée par un mystérieux personnage, pourvu d’un lance-pierre, sans que l’articulation de l’ensemble ne soit soumise à davantage d’éclaircissements. La forme que prend ce nouveau manifeste politico-porno finit à la longue par horripiler. Elle repose sur une logique d’accumulation décourageante.
Karabache opte pour une trame narrative heurtée, dans une volonté de traduire à l’image les états émotionnels de ses personnages incomplets et consumés par leurs propres névroses. L’entreprise ne laisse pas indifférent mais elle ne marque suffisamment pas non plus pour voir en Karabache, un poète noir du cinéma. »
par Sandrine Marques (LE MONDE)

http://www.lemonde.fr/acces-restreint/culture/article/2014/03/25/6d686a9e696571c5936b6964659f6a_4388609_3246.html

Christophe Karabache

Catégories :Articles et Interviews

ARTICLE sur DODGEM – Africiné

Article sur Dodgem par le critique Michel Amarger, dans Africiné:

http://www.africine.org/?menu=art&no=12131

Dodgem
Caresser les pulsions destructrices du Liban

« La société libanaise ne cesse de se débattre dans ses convulsions intérieures, exacerbées par les clivages politiques de la région, les conflits religieux entretenus comme des brasiers, les heurts de l’Histoire constamment relancés. Au milieu du fracas susceptible d’éteindre la flamme du cinéma dans un pays où les salles disparaissent, où les films restent rares, les images de Christophe Karabache éclatent comme des bombes réinventées. Après avoir lancé des courts-métrages chocs qui stigmatisent les contrastes explosifs du Liban sous forme expérimentale, le cinéaste s’attache aux meurtrissures des corps, aux jaillissements du désir, aux élans amoureux sans retour, dans ses longs-métrages tel Too Much Love Will Kill You, 2012. Et il enchaîne sans répit, dégoupillant une nouvelle fois ses héros dans Beyrouth avec Dodgem, 2013.

La capitale libanaise est filmée dans un de ses quartiers instables. Vanesa, une Espagnole, vient faire le modèle pour des photos posées. Mais le projet traîne et elle traîne aussi chez Nour, un travesti qui l’héberge. Celui-ci fait pâle figure la journée, en tournant mal rasé dans son appartement. Mais lorsqu’il s’habille en femme, le soir, il jette mille feux de séduction dans les rues et les bars. Son amant, brutal et révolté, le malmène en s’indignant des tares de la société libanaise. Mais il perpétue l’oppression et la violence, dans leur rapport de couple, en humiliant Nour. Celui-ci trouve un certain réconfort auprès de Vanesa qu’il aguiche et repousse sans ménagement. Autour des relations de ce trio écorché, les rues se font dangereuses. De jeunes garçons passent dans la nuit en choisissant des passants qu’ils abattent au lance-pierres.

Dodgem, Christophe Karabache7m09s248

La tension est omniprésente, la violence intérieure éclate par à-coups dans le sang, les vomissements, les jets de pierres mortels. Les corps se tendent de désir, de frustration, de souffrance dans des scènes où la caméra posée laisse filer la violence comme pour mieux la désamorcer et la jeter sur l’écran. Dodgem expose alors à coups de recadrages qui enferment, d’ellipses qui scandent, de hors champs qui échappent aux menaces, les vibrations des âmes en crise dans la société libanaise. Le rythme sonore haletant, composé par Wamid Al-Wahab, résonne de notes orientales qui ponctuent les dérives identitaires des personnages de Dodgem.

Christophe Karabache rallume à l’envie un cinéma vital où le désir, la passion animale des êtres, leur désarroi sauvage plongent leurs racines dans les traumatismes de la société libanaise. Ainsi l’irrépressible quête d’amour, d’idéal, voire de pureté, qui anime ses personnages, croise le fer avec la puissance dévastatrice de l’intolérance, du pouvoir, de la domination imposés par l’état d’une société en choc. Au cœur de ces mouvements, la caméra de Christophe Karabache impacte Dodgem comme un souffle.

Dodgem, Vanesa Prieto

Le réalisateur libanais jette sans ménagement ses acteurs au corps à corps à corps. Vanessa Prieto joue l’Espagnole en transit, accrochée par la figure de Nour et sa double personnalité. Shaker Shihane incarne avec fébrilité le travesti, provocant ou fuyant ses propres malaises. Et Christophe Karabache se réserve le rôle de son amant, menaçant, dominateur, tendre ou en colère comme sait l’être le réalisateur lui-même. Emporté par la nécessité de filmer comme pour répliquer à la violence par la fusion d’images, Karabache dégaine sa production indépendante avec le soutien d’une structure fidèle. Dodgem fait cligner les yeux de douleurs, caressantes comme un spectacle, de douceurs, blessantes comme des pierres, jetées en pâtures aux spectateurs avec une foi vive dans la force explosive du cinéma. »

Vu par Michel AMARGER
(Afrimages / RFI / Médias France)
pour Africiné

vlcsnap-2014-02-01-01h12m21s5806

http://www.africine.org/?menu=art&no=12131

Catégories :Articles et Interviews

Entretien autour de DODGEM

Entretien et INTERVIEW avec Christophe Karabache autour de DODGEM, par Olivier Hadouchi (critique, historien du cinéma et programmateur):

Le Blog: http://rsomnambules.blogspot.fr/2014/03/entretien-avec-christophe-karabache.html

Conversation avec Christophe Karabache autour de « Dodgem »

 

Olivier Hadouchi : Pour commencer, peux-tu nous parler du titre de ton film « Dodgem » qui sort mercredi sur les écrans. Qu’est-ce que cela veut dire exactement « Dodgem » ?
Christophe Karabache : C’est venu par hasard. Au départ, je cherchais un titre pour mon film, j’hésitais entre plusieurs options. Je voulais quelque chose en rapport avec un mouvement de spirale, pour rendre l’idée d’une spirale qui tourne sans arrêt. Vers quatre heures du matin, le titre « Dodgem » m’est apparu, il veut dire « auto-tamponneuses » en anglais britannique. C’est un mot très peu connu.
O.H. : C’est l’idée de personnages qui s’entrechoquent ?

C.K. : De personnages qui s’entrechoquent, oui. De plus, le titre laisse une part de mystère pour le spectateur, il permet de ne pas être explicatif, c’est une métaphore. D’ailleurs, tu remarqueras que l’on ne voit aucune auto-tamponneuse dans le film, j’utilise uniquement le mot pour son sens métaphorique.

O.H. : Quelle est l’intrigue du film ? Où a-t-il été tourné ?

CK. : C’est le portrait d’un quartier instable dans une banlieue de Beyrouth. On peut identifier le quartier où j’ai filmé, mais en réalité, j’ai utilisé plusieurs endroits, plusieurs lieux différents. Tout a été réuni et rassemblé au montage. Au final, cela donne un quartier mixte non représentatif d’une seule communauté. Et la partie finale été tournée à la montagne, en pleine nature. Sinon, pour résumer on peut dire que Dodgem présente la relation étrange entre un transformiste (joué par Shaker Shihane) et une Espagnole venue à Beyrouth afin de poser pour des photos de mode interprétée par Vanesa Prieto. 

O. H. : Le transformiste est un artiste ?
C. K. : Oui, et il se présente en disant qu’il aime danser, qu’il est né dans la guerre et les massacres. J’ai pris des éléments de la vie réelle de mon acteur qui n’est pas un comédien professionnel, c’est un danseur, mais qui rend très bien à l’écran, je trouve.

O. H. : Et pour l’actrice espagnole, le personnage du mannequin ?

C. K. : Au début, je n’avais pas pensé forcément à un personnage de femme venue d’Espagne. J’ai choisi cette actrice pour interpréter le personnage féminin car j’ai trouvé qu’elle avait un côté naturel et instinctif très intéressant. Elle est aussi mannequin dans la vie et elle a joué dans quelques court-métrages en Espagne. Quelque part, elle joue aussi son propre rôle.
O. H. : Et cette spirale infernale comprend aussi un autre acteur.

C. K. : Oui, car c’est un trio. On trouve donc le personnage du mannequin (l’actrice espagnole), un transformiste et son amant. Lui, c’est un écorché vif, un traumatisé de guerre un peu fou. C’est moi qui joue le rôle de ce personnage d’écorché. C’est un triangle particulier, une relation explosive à trois personnes.

O.H. : La première scène donne le ton à venir. Un homme avec une cagoule saisit un lance-pierre et affirme son désir de meurtre, de haine et de destruction.

C.K. : Avec cette séquence d’introduction, j’annonce les meurtres et la spirale de violence à venir. En fait, c’est une répétition infinie de massacres, un cycle de vengeances et de combats fratricides qui ne semblent jamais pouvoir s’arrêter. Cette séquence s’adresse aussi au spectateur de cinéma. Je le préviens en quelque sorte, il doit s’attendre à être secoué et malmené.

O.H. : Dans « Dodgem » tu accordes une place importante au hors-champ.

C.K. : Le hors-champ est dicté par un choix économique et esthétique, car j’aime travailler les ellipses. Suggérer, offrir des visions partielles. Montrer, mais aussi cacher parfois. Pour moi, avoir un regard critique cela consiste avant tout à montrer les traits négatifs d’un pays. Ne pas hésiter à montrer ce racisme ordinaire qui fait qu’un Soudanais n’est pas considéré comme un membre de la société, il est une sorte d’invisible que l’on ne voit pas et ne montre pas en général. 

O.H. : D’ailleurs, tu ne te concentres par uniquement sur ton trio.

C.K. : Oui, car des personnages dits secondaires traversent le film. Je ne cherche pas à me focaliser uniquement sur des personnages principaux, j’apprécie les ruptures, les discontinuités, l’idée d’introduire dans la narration des éléments de la vie quotidienne qui basculent parfois, et des personnages extérieurs. On retrouve ce côté animal, organique et viscéral dans « Dodgem », car c’est mon tempérament, ma personnalité et ces éléments sont présents dans mon cinéma. 

O. H. : As-tu de nouveaux projets de films en ce moment ?

C.K. : Bien sûr, car pour moi, tourner, c’est un besoin vital, comme respirer, vivre, continuer à faire de nouveaux films… J’ai l’idée d’un trio entre une mère, son fils et la femme de son fils et pour le titre, je me suis inspiré d’un passage tiré des « Chants de Maldoror » de Lautréamont, « Moi seul contre toute l’humanité », que je pense réduire en « Contre l’humanité ». Mais en ce moment précis, je me concentre sur la sortie de « Dodgem », je pense qu’il devrait susciter des discussions et des réactions intéressantes. 

Entretien réalisé par Olivier Hadouchi avec Christophe Karabache en février et en mars 2014. 

« Dodgem » sort sur les écrans le 26 mars.

Dodgem Christophe Karabachem52s153Dodgem, Vanesa Prieto
Catégories :Articles et Interviews

L’Officiel des Spectacles – Dodgem

« … Il s’agit du second long-métrage de Christophe Karabache, deux ans après Too Much Love Will Kill You. On retrouve dans ce long-métrage, dont il signe également le scénario, et tient l’un des rôles principaux, son goût pour les portraits de personnages marginaux et les atmosphères décalées. Il est difficile de rester indifférent à l’univers de Dodgem, qui distille, sur une bonne heure trente, une atmosphère aussi étrange et ambigüe que séduisante.  »

http://www.offi.fr/cinema/evenement/dodgem-52544.html

SORTIE AU CINEMA à partir du 26 mars

La PREMIERE, séance à 20h00, en présence du réalisateur et de Vanesa Prieto, au Studio Galande: 42 rue galande 75005 Paris, Métro: St-Michel

Dodgem – L’Agenda Culturel

DODGEM dans L’Agenda Culturel (Beyrouth)

http://www.agendaculturel.com/News_Dodgem_le_second_long_metrage_du_realisateur_libanais_Christophe+Karabache

« La spécificité du film réside dans le fait que cette réalisation à petit budget a été tournée en 20 jours seulement, au Liban. L’équipe réduite est composée à la fois d’acteurs débutants et de non-acteurs, qui jouent tous leur propre rôle, tout ceci pour respecter la volonté esthétique du réalisateur et l’esprit du film. »

SORTIE EN FRANC E le 26 MARS

La spécificité du film réside dans le fait que cette réalisation à petit budget a été tournée en 20 jours seulement, au Liban. L’équipe réduite est composée à la fois d’acteurs débutants et de non-acteurs, qui jouent tous leur propre rôle, tout ceci pour respecter la volonté esthétique du réalisateur et l’esprit du film.
– See more at: http://www.agendaculturel.com/News_Dodgem_le_second_long_metrage_du_realisateur_libanais_Christophe+Karabache#sthash.QwsLiNoL.dpuf
La spécificité du film réside dans le fait que cette réalisation à petit budget a été tournée en 20 jours seulement, au Liban. L’équipe réduite est composée à la fois d’acteurs débutants et de non-acteurs, qui jouent tous leur propre rôle, tout ceci pour respecter la volonté esthétique du réalisateur et l’esprit du film.
– See more at: http://www.agendaculturel.com/News_Dodgem_le_second_long_metrage_du_realisateur_libanais_Christophe+Karabache#sthash.QwsLiNoL.dpuf
La spécificité du film réside dans le fait que cette réalisation à petit budget a été tournée en 20 jours seulement, au Liban. L’équipe réduite est composée à la fois d’acteurs débutants et de non-acteurs, qui jouent tous leur propre rôle, tout ceci pour respecter la volonté esthétique du réalisateur et l’esprit du film.
– See more at: http://www.agendaculturel.com/News_Dodgem_le_second_long_metrage_du_realisateur_libanais_Christophe+Karabache#sthash.QwsLiNoL.dpuf
Catégories :Articles et Interviews

Article sur Dodgem « CHAOS » – Le Journal cinéma du Dr Orlof

ARTICLE sur DODGEM – BLOG: Le Journal Cinéma du Dr Orlof

http://drorlof.over-blog.com/article-chaos-122920399.html

Vanesa Prietovlcsnap-2014-02-01-01h18m29s54

« CHAOS »

« Difficile d’appréhender cet objet singulier qui ne ressemble pas à grand chose d’identifiable dans le paysage du cinéma contemporain. Dodgem est le deuxième long-métrage de fiction d’un cinéaste franco-libanais venu du documentaire et de l’expérimental. Parler de « fiction » est un bien grand terme pour cette œuvre dans la mesure où Karabache refuse la narration traditionnelle, les dialogues (réduits à une peau de chagrin) et fait avancer son film à coup de longs plans fixes qui ne formeront jamais un tout homogène.
Tourné à Beyrouth, Dodgem semble d’abord préoccupé par le désir de dresser un panorama du chaos et de saisir par bribes la réalité de cette ville meurtrie. Peu à peu, des figures erratiques semblent émerger de ce chaos : un travesti, une jeune femme, une bande de voyous… Le film finit également par se recentre autour de deux personnages : Nour, le jeune homme chevelu qui se travestit et qui confesse avoir assassiné sa mère après l’avoir enculée (c’est pour donner un peu la tonalité du film!) et cette jeune femme espagnole qu’il héberge (elle est censée poser pour des photos). D’autres figures, en revanche, seront totalement abandonnées en cours de route et on se demande pourquoi, par exemple, le cinéaste consacre quelques plans récurrents à cette femme qui tient une boutique de lingerie coquine.
C’est dans cette distance que Karabache instaure entre sa caméra et les personnages que le film pose problème. Une scène symbolise à mon avis à merveille la limite de Dodgem. Filmée en plongée et vue de très haut, la jeune « modèle » bronze sur un balcon : elle se passe de la crème, s’allonge un moment sur le ventre, enlève le haut de son maillot et s’installe confortablement sur le dos. Le plan est fixe et très long. Indépendamment du fait que ce moment n’apporte rien à un film qui refuse de faire récit, ce plan symbolise assez bien la place que le cinéaste octroie au spectateur : celle du voyeur qui refuse de s’approcher, qui ne souhaite que voir sans être vu et/ou impliqué dans l’action. Comme par hasard, le contre-champ de ce plan de bronzette est une contre-plongée sur un gamin à son balcon, le visage un peu masqué par la rambarde et qui pourrait très bien être en train de reluquer la fille comme nous.
Beaucoup de plans sont composés ainsi dans Dodgem : embrasure de porte où Nour mate son invitée alors qu’elle est sur les toilettes, plans légèrement décadrés comme si la caméra était embusquée, personnages saisis derrière le cadre d’une fenêtre ouverte ou des vitres…
Cette distance empêche, à mon sens, d’adhérer au projet dans la mesure où on peine à définir les enjeux du film : qui est cet homme affublé d’une cagoule qui abat des passants (notamment un « nègre » saoudien) avec son lance-pierres ? Que fait Nour avec son revolver dans les rues de la ville et sur qui tire-t-il ? Quelle est la nature exacte des relations entre Nour et la jeune femme ?

vlcsnap-2014-02-01-01h27m34s237
De plus, le film me semble faire preuve d’une certaine complaisance pour les détails sordides : le tampon usagé que Nour renifle, le vomi, quelques scènes violentes assez éprouvantes (le film est interdit aux moins de 16 ans)…Complaisance également pour le vide avec de nombreux plans qui s’éternisent sans que rien ne le justifie.
Une fois ces réserves posées, il ne faut pas nier non plus un certain talent à Christophe Karabache qui nous offre de temps en temps une séquence onirique bien chorégraphiée au charme envoûtant. De la même manière, il faut bien concéder que les scènes finales restent longtemps en mémoire. Sont-ce des réminiscences de La cicatrice intérieure de Garrel ou de Gerry de Gus Van Sant mais toujours est-il que ces images d’une femme dans le désert, ces gros plans sur son visage tandis que la bande-son se limite au vent sont plutôt très belles. Dommage que Karabache les gâche un peu avec le retour incongru de son lanceur de pierres (le plan final est interminable!)
Nous voilà donc bien partagé : d’un côté, une vraie difficulté pour rentrer dans cet univers chaotique (on sent une volonté de donner des indices « politiques », comme dans cette dispute entre Nour et son amant à propos de l’hymne national mais tout cela reste assez confus) et filmé « de loin » ; de l’autre, quelques fulgurances, de beaux plans bien cadrés et une volonté louable de s’immerger dans une réalité sans passer par le « documentaire » ou une fiction bien balisée.
Nous ne négligerons donc pas trop rapidement le nom de Christophe Karabache… »

vlcsnap-2014-02-01-01h26m34s232vlcsnap-2014-02-21-10h19m23s2http://drorlof.over-blog.com/article-chaos-122920399.html

Catégories :Articles et Interviews